11.11.2009
Travail à réaliser pour le 17 novembre
La fiche et le travail à réaliser pour le mardi 17 novembre est disponible en cliquant ici.
La fiche n°8 sur la cause distribuée en TD fera l'objet du TD suivant.
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Correction de la séance 7
Civ. 1re, 7 novembre 2000
« Croyez-m'en, mon cher successeur ! Car vous êtes dès cet instant mon successeur ! Vous avez fait une bonne affaire. Oui, dès cet instant ma clientèle est à vous. Si même le long de la route, quelque patient, me reconnaissant au passage, malgré la vitesse, réclame l'assistance de mon art, je m'efface en déclarant : « Vous vous trompez, monsieur. Voici le médecin du pays » ».
Cette tirade, extraite de la comédie satirique Knock, évoque une transmission de clientèle entre un médecin libéral et son successeur. Si la pratique des opérations de cession de clientèle libérale est ancestrale, en revanche, la reconnaissance de leur validité est récente, comme l'illustre l'arrêt rendu par la première chambre civile le 7 novembre 2000. Ramenés à l'essentiel, les faits de l'espèce étaient classiques. Le litige opposait deux chirurgiens à propos de la licéité d'une convention aux termes de laquelle le cédant cédait la moitié de sa clientèle à un cessionnaire, contre le versement d'une indemnité de 500000F. Or, il se trouve qu'après avoir versé une partie du montant de cette indemnité, ce-dernier avait estimé que son confrère n'avait pas rempli ses engagements vis-à-vis de sa clientèle, laquelle ne s'était visiblement pas reportée sur le cessionnaire dans la proportion que celui-ci escomptait, et qui lui avait d'ailleurs été assurée par une convention annexe de garantie d'honoraires. Ainsi, le cessionnaire choisit-il d'assigner le cédant en annulation du contrat de cession. Et la Cour d'appel fit droit à sa demande en constatant que la liberté de choix des patients, compte tenu des termes mêmes de la convention, n'avait pas été respectée. Le présent arrêt pose la question suivante. La clientèle civile est-elle un bien dans le commerce juridique ? Peut-elle faire l'objet d'une convention de cession ? La Cour de cassation répond à cette question par l'affirmative, mais rejète néanmoins le pourvoi : « Attendu que si la cession de la clientèle médicale, à l'occasion de la constitution ou de la cession d'un fonds libéral d'exercice de la profession, n'est pas illicite, c'est à la condition que soit sauvegardée la liberté de choix du patient ». Ce faisant, la C. cass. opère un revirement de jurisprudence, et reconnaît le principe de licéité de la cession de clientèle civile (I), l'assortissant toutefois d'une limite, la préservation de la liberté de choix du patient (II).
I- L'affirmation nouvelle de la licéité de la cession de clientèle civile
A- Le rejet traditionnel de la cession de clientèle civile fondé sur une conception humaniste de la clientèle
B- La consecration par l'arrêt d'une approche comptable de la clientèle autorisant sa cession
II- La sauvegarde de la liberté de choix du patient, limite à la validité de la cession
A- La cession partielle de clientèle, jugee non préservatrice de la liberté de choix du patient
B- Le rapprochement de la profession libérale et du commerce opéré par l'arrêt : l'avènement du "fonds libéral"
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07.11.2009
Synthèse sur les vices du consentement
Cher tous,
Je mets à votre disposition une synthèse sur les vices du consentement. Vous devez la lire en vous référant aux arrêts mentionnés. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser au début du prochain cours.
Bonne lecture,
DB
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03.11.2009
Correction de la séance 5
Correction : Civ. 1, 3 juillet 1996
L'exigence d'un consentement libre et éclairé de la part de la partie qui s'engage est un corollaire de l'autonomie de la volonté. Si la force obligatoire du contrat découle de la seule manifestation de volonté des parties, encore faut-il que cette volonté, pour être juridiquement efficace, ne soit pas entravée. L'article 1109 énonce ainsi les trois vices du consentement : l'erreur, le dol et la violence. L'arrêt rendu par la première chambre civile de la Cour de cassation le 3 juillet 2006 permet de revenir sur les points communs entre le dol et l'erreur. Des faits de l'espèce, nous ne savons que peu de choses. Une commune a souscrit un contrat de location de matériel informatique, victime de manœuvres malhonnêtes d'un tiers, contre lequel elle a agi au pénal du chef d'escroquerie. Dans le cadre d'une instance au civil cette-fois, elle a saisi les juges du fond dans le but de voir prononcée la nullité du contrat pour dol. La CA de Chambéry la déboute de son action, au motif que si elle a bien contracté du fait des manœuvres malhonnêtes d'un tiers, elle ne peut que se retourner contre ce dernier, la nullité du contrat pour dol supposant que les manœuvres dolosives émanent de son cocontractant et non d'un tiers. L'arrêt étudié pose la question suivante. A quelle(s) condition(s) le juge, saisi d'une action en nullité du contrat pour dol, peut-il substituer le vice du consentement et prononcer l'annulation du contrat sur le terrain de l'erreur sur la substance ? La présente décision montre la latitude du juge à substituer une action en nullité pour dol à une action en nullité pour vice des consentements. La Cour de cassation casse l'arrêt rendu par la CA de Chambéry pour ne pas avoir recherché si les manœuvres malhonnêtes commises par le tiers n'avaient pas provoqué de la part de la commune une erreur portant sur la substance du contrat, annulable sur le terrain de l'article 1110 du Code civil. Selon les Hauts magistrats, « L'erreur provoquée par le dol d'un tiers à la convention peut entraîner la nullité du contrat lorsqu'elle porte sur la substance même de ce contrat ». L'enseignement de cet arrêt est double : Que l'erreur soit provoquée par les manœuvres d'un tiers est indifférent pour obtenir l'annulation du contrat sur le terrain de l'article 1110 du Code civil (I), seul compte le fait que cet erreur porte sur la substance même du contrat (II).
I- L'INDIFFERENCE DE L'ORIGINE DE L'ERREUR POUR CARACTERISER L' ERREUR DE L'ARTICLE 1110 C. CIV.
A- LE « DOL D'UN TIERS », FONDEMENT INOPERANT POUR OBTENIR L'ANNULATION DU CONTRAT SUR LE TERRAIN DE L'ARTICLE 1116 C. CIV.
B- L'INDIFFERENCE DU FAIT GENERATEUR DE L'ERREUR SUR LE TERRAIN DE L'ARTICLE 1110 C. CIV
II- LA NECESSITE DE CARACTERISER UNE ERREUR PORTANT SUR LA SUBSTANCE DU CONTRAT
A- L'OBJET DE LA PREUVE DE LA VICTIME DE L'ERREUR DE L'ARTICLE 1110 C. CIV
B- L'UNITE DE LA THEORIE DES VICES DU CONSENTEMENT ILLUSTREE PAR CET ARRET
Dissertation : L'unité des vices du consentement
L'exigence d'un consentement libre et éclairé de la part de la partie qui s'engage est un corollaire de l'autonomie de la volonté. Si la force obligatoire du contrat découle de la seule manifestation de volonté des parties, encore faut-il que cette volonté, pour être juridiquement efficace, ne soit pas entravée. L'article 1109 énonce ainsi les trois vices du consentement : l'erreur, le dol et la violence.
Au-delà de l'énumération des trois vices du consentement, se pose la nécessaire question de leur unité. L'article 1109 du Code civil, rassemblant l'énumération des trois vices en un seul article, peut alors être considéré comme le siège d'une théorie générale des vices du consentements. La lecture de la jurisprudence confirme cette impression. Il existe en effet de nombreux points communs, de nombreuses passerelles possibles entre les différents vices du consentement. La pluralité des vices du consentement, considérés individuellement, cède alors la place à l' unité. Comment se manifeste cette unité des vices du consentement ? Que préfigure-t-elle dans l'avenir ? Telles sont les questions à laquelle l'étude de l'unité des vices du consentement impose de répondre. Le fond ayant une incidence sur la forme, nous verrons qu'à l'unité notionnelle des vices du consentement (I) répond logiquement leur unité procédurale (II).
I- L'UNITE NOTIONNELLE DES VICES DU CONSENTEMENTS
A- DES CONDITIONS COMMUNES
B- DES SANCTIONS COMMUNES
I- L'UNITE PROCEDURALE DES VICES DU CONSENTEMENTS
A- LA POSSIBILITE POUR LE JUGE DE SUBSTITUER LE FONDEMENT DE LA DEMANDE EN ANNULATION POUR VICE DU CONSENTEMENT
B- VERS LA CONSECRATION D'UN VICE DE FAIBLESSE ABSORBANT LES TROIS VICES DU CONSENTEMENT ?
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Séance 7 droit des obligations
Pour le 10 novembre
- Etablir les fiches de jurisprudence des arrêts reproduits dans la fiche
- Commentez (commentaire entièrement rédigé) le document 4 (Civ. 1re, 7 novembre 2000 [les références des commentaires et les arrêts postérieurs figurent dans les annotations sous l'article 1128 C. civ.])
- Ecrire une synthèse (dizaine de lignes) en vous aidant du cours, du manuel et de la fiche de TD sur la question de l'indétermination du prix
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